De Kipling à Rushdie: Le postcolonialisme en question (Interférences) par Nathalie Merrien

De Kipling à Rushdie: Le postcolonialisme en question (Interférences) par Nathalie Merrien

Titre de livre: De Kipling à Rushdie: Le postcolonialisme en question (Interférences)

Auteur: Nathalie Merrien

Broché: 469 pages

Date de sortie: September 19, 2016

Éditeur: Presses universitaires de Rennes

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Nathalie Merrien avec De Kipling à Rushdie: Le postcolonialisme en question (Interférences)

Le présent essai propose une étude critique inédite de plusieurs œuvres littéraires de langue anglaise, issues du contact entre l’empire britannique et l’une de ses colonies, l’Inde. Le postcolonialisme en question a pour point de départ la mise en évidence d’une tendance caractéristique du pouvoir colonial à amalgamer biologie et culture. Les différents acteurs de l’entreprise coloniale, dont les scientifiques, ont émis des thèses sur la supériorité biologique, et donc culturelle, d’une certaine partie du monde sur l’autre, et ont fait preuve d’une méfiance, voire d’une hostilité certaine au contact, quelle que fut sa forme. Dans leur sillage, un nombre considérable d’écrivains britanniques ont articulé ces discours à leurs œuvres fictionnelles, et de ce fait, ont consolidé clichés et stéréotypes par un phénomène de transmission similaire à celle de la génétique. S’ajoute à la mythologie de l’homme blanc, seul détenteur du pouvoir, du savoir et de la civilisation, la notion de pureté. Pureté du sang, pureté intellectuelle, des jugements et des croyances, pureté linguistique et, par voie de conséquence, pureté morale. Discours de la biologie et biologie des discours constituent ainsi le fil rouge de la première ligne argumentaire de cet essai. Dans un deuxième temps, il est question de la façon dont les œuvres littéraires, dites postcoloniales, envoient à l’Occident un message radicalement opposé où l’impur devient la règle. C’est par la symbiose, le métissage ou la fusion des influences que l’activité créatrice prend tout son sens. La vision du monde n’est plus un cliché en noir et blanc, mais des séquences d’images bigarrées, miroirs d’une époque où le contact est désormais la règle. Ces œuvres postcoloniales prennent, par conséquent dans cet ouvrage, l’appellation d’œuvres transcoloniales.